Alimentation

 

Différentes approches et points communs

 Depuis 50 ans, les courants de pensée en matière du « bien-manger » n’ont cessé de se succéder, mais le reflet de notre société tend à nous faire penser que quelque chose nous a échappé.

Les études scientifiques menées auprès de centenaires répartis aux quatre coins du monde, comme les célèbres habitants de l’île d’Okinawa et de Crète, apportent des éléments de réponses en matière d’alimentation, permettant d’être d’accord sur des principes simples reposant sur l’équilibre acido-basique.

Le duo de notre assiette, constitué de 70 % d’aliments alcalins et de 30 % d’aliments acides, n’est pas un régime : c’est une compréhension du corps humain dans son ensemble.

  • Cela permet d’agir directement sur la source des pathologies
  • De prévenir une grande majorité des maladies chroniques

 

Pourquoi s’intéresser à l’acide des aliments ?

Les aliments produisent des acides que le corps gère en consommant ses réserves minérales. Dès notre plus jeune âge, notre mécanisme d’autoréparation est mis à rude épreuve. Cette accumulation d’acide donne naissance à des déchets résiduels se transformant avec le temps en maladies dites de civilisation, absentes chez nos centenaires japonais ou crétois.

L’indice PRAL indique la valeur que chaque aliment possède, à savoir s’il est basique, acidifiant ou neutre.

Vous trouverez de nombreuses listes concernant l’indice PRAL des aliments sur internet, cela peut vous aider à vous familiariser avec les groupes d’aliments.

Si l’on résume :

Une consommation d’aliments et de boissons alcalines à base de fruits frais mûris sur l’arbre, de légumes, de pommes de terre, de germes et d’épices, de tisanes et de jus de légumes alcalins permet de conserver l’équilibre acido-basique et de neutraliser les surplus d’acides nocifs.

Notons au passage que le stress, la peur, la colère génèrent de l’acide chlorhydrique.

 

Le sucre, un acide redoutable

 Le Dr Abram Hoffer en 1980 compare la dépendance au sucre à celle de l’héroïne.

En effet, toutes les maladies chroniques, y compris le cancer, sont liées au taux d’insuline fluctuant de même que :

Tous désordres dus à l’acidification ;

  • L’obésité, le diabète et les maladies cardiaques qui en découlent ;
  • Les troubles d’apprentissages chez l’enfant et la concentration ;
  • La dépression, la fatigue, la lassitude ;
  • Les déséquilibres de la flore intestinale.

L’approche « Seignalet » : « le médecin de la dernière chance »

Le docteur Seignalet a observé des résultats positifs pour 91°pathologies sur les
115 étudiées et des observations cliniques (en grande partie scientifiquement vérifiées) en proposant une approche alimentaire appelée hypotoxique ou ancestrale et cela, dès 1985.

En effet, face à l’expansion des maladies et à l’impossibilité pour la médecine traditionnelle de soigner des patients de plus en plus nombreux, le Dr Seignalet est devenu le médecin de la « dernière chance ».

La base de cette approche repose sur l’exclusion

  • des céréales modernes (dont celles qui contiennent du gluten), des produits laitiers d’origine animale et des cuissons à haute température
  • des céréales dont le génome a muté : blé et autres céréales à gluten (seigle, orge, maïs, avoine, millet)
  • des laitages animaux contenant des quantités importantes de caséines (caséo morphine), protéines sensibilisantes pour l’Homme, hautement addictives (comme l’a démontré une étude américaine réalisée par l’Université du Michigan en analysant le comportement alimentaire de 500 étudiants, dépendants à la pizza en raison de sa quantité importante de fromage !)

À cela, il rajoute :

  • les produits industriels enrichis en sel, en sucre raffiné, en additifs alimentaires nocifs pour notre corps
  • la cuisson « haute température » engendrant la formation de glycotoxine qui est absorbée par nos cellules intestinales, puis avec le temps, par nos reins, conduisant à l’inflammation et déclenchant une maladie chronique

Les approches en matière d’alimentation se sont multipliées depuis l’étude menée sur les centenaires d’Okinawa, mais elles convergent souvent vers une manière de se nourrir plus végétale et non transformée !

Pourquoi manger bio ?

Actuellement, nous sommes majoritairement déficitaires en micronutriments : vitamines, minéraux, oligo-éléments qui sont la conséquence d’une exploitation intensive de nos sols et de nos cours d’eau avec des produits chimiques, ne permettent plus à la plante de se nourrir en micronutriments.

Si les plantes sont carencées, nous le sommes également avec en bonus, la destruction de nos bactéries et de nos champignons qui sont les agents actifs des différents systèmes dans notre corps, tels que le système immunitaire par exemple.

La consommation locale de viande et de poissons offre une bonne source de micronutriments à condition qu’ils aient mangé naturellement et en liberté.

Pareil pour le vin et la bière, préférons-les sans souffre et sans chimie !

Adopter une alimentation biologique et respectueuse des animaux, c’est favoriser le bien-être de tous, en particulier le nôtre et celui de notre planète.

 

 Cru et/ou cuit 

Notre système digestif est fait pour un régime frugivore (fruits et feuilles vertes), mais en fonction de l’état de notre intestin, de notre microbiote et des années d’intoxication, il est conseillé d’y aller progressivement.

D’autres termes désignent l’alimentation physiologique : l’alimentation ancestrale ou paléo ou préhistorique. L’alimentation physiologique est forcément crue : notre corps est programmé pour manger ainsi.

Mais une alimentation crue n’est pas forcément physiologique ! En effet, si on mange beaucoup de produits animaux et laitiers, noix, céréales, graines germées de légumineuses ou sarrasin cela peut stresser la paroi intestinale surtout si elle est devenue perméable. Attention également à une alimentation crue trop riche en gras (notamment avec les divers oléagineux) qui crée une difficulté de digestion et une résistance à l’insuline avec des pics d’hyper et d’hypoglycémie, les deux entraînant une baisse de vitalité. Et oui… on peut perdre de la vitalité en mangeant cru.

Une alimentation cuite composée d’aliments alcalins peut être saine, ou « hypotoxique » : pomme de terre et légumes cuits à la vapeur notamment comme nous l’avons vu précédemment.

On parle d’alimentation vivante pour des aliments non détériorés par la cuisson et qui ont une vibration électromagnétique élevée : ainsi la viande et les produits animaux, même crus, ne font pas partie de ce que l’on appelle alimentation vivante, contrairement aux fruits, légumes, noix (à faire tremper pour bénéficier des nutriments) et graines (notamment germées). Une fois que l’aliment est cueilli, il perd de sa vibration électromagnétique avec le temps il est moins vivant.

Le jus de légumes/fruits a la cote ces derniers temps et il garantit bien des vertus. En effet, chargé en vitamines et en minéraux, il a l’avantage d’être absorbé instantanément. Il peut vous aider à reminéraliser votre corps sans devoir manger trois kilos de légumes crus au dîner.

Le bon équilibre est composé de 2/3 de légumes et de 1/3 de fruits (pour éviter les pics d’insuline).

2-3 verres par jour, répartis sur la journée, apportent une bonne répartition des nutriments.

Curcuma, ail, cannelle, gingembre amuseront vos papilles et vous permettront de varier les saveurs.

Au cours de vos recherches, vous découvrirez même le cru « chaud ».

Écoutez votre corps et ne le bousculez pas, vous sentirez naturellement des attirances pour de nouveaux aliments au fur et à mesure des étapes que vous aurez franchies.

 

En un clin d’œil

  • Privilégiez les aliments non transformés, locaux et biologiques
  • Commencez vos repas par des jus de légumes/fruits frais (le jus de citron vous permettra de les conserver si vous les emmenez au sport ou au travail) *
  • Choisissez des céréales et des farines sans gluten (idéalement biologiques)

(ou en cas de problèmes chroniques : essayez sans)

  • Testez la cuisson douce (à la vapeur)
  • Hydratez-vous régulièrement (eau, thé sans théine, tisanes)
  • Oubliez le grignotage et offrez-vous des pauses digestives
  • Essayez les graines germées dans vos jus et vos salades
  • Utilisez l’eau de mer pour saler tous vos mets
  • Abandonnez le sucre et remplacez-le par exemple par des dattes et du miel
  • Optez pour des pauses digestives
  • Pensez à lire les étiquettes (sucre, gluten, exhausteurs de goût, glutamate, sirop de glucose, maïs transgénique, lécithine de soja)

*une centrifugeuse pour vous aider au début à préparer vos jus sans trop de frais (seul inconvénient, les légumes à feuilles et autres racines ne donnent pas de jus). Pour le gingembre et le curcuma, un presse-ail est une bonne alternative.

À l’heure du jeune et des monodiètes, manger moins et mieux paraît assez sensé, vous sentirez rapidement des changements et cela va vous encourager à continuer !

Manger autrement c’est tester avec curiosité et c’est rester gourmand-e.

Cuisinez avec les enfants, ils adorent. Certes, c’est un jury impitoyable, mais quelle joie lorsque vous verrez les visages s’illuminer et que la nouvelle recette aura rejoint le Top 10.

N’oubliez pas, le bien-être est une approche globale, il faut aussi désirer apporter au corps les bonnes conditions dans plusieurs autres domaines : l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les produits avec lesquels nous nous lavons, le rythme de vie, le sommeil, l’activité physique, la relation avec les autres et le mental.

 

 

Sources :

Irène Grosjean, naturopathe, « La vie en abondance »

Dr Jean Seignalet « L’alimentation ou la 3ème médecine »

Christophe Vasey, naturopathe, « L’équilibre acido-basique »